Partagez | .
 

 Remue ménage à Carnival Town [PV: Chi et Jazz]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Lady Juliette
Red Princess
L'avare Narcissique
Messages : 144
Date d'inscription : 29/12/2012
Age : 22
Localisation : Dans ma demeure
MessageSujet: Remue ménage à Carnival Town [PV: Chi et Jazz]   Dim 15 Sep - 13:58

Il était midi et demi lorsque je pris ma pause. J’avais passé deux heures à jouer pour les démonstrations des Spades. J’ai été obligée de porter un costume pour homme ! Je sais que c’est assez courant maintenant de s’habiller comme un homme. Mais je trouve que ce genre de vêtement ne met aucune femme en valeur. Ce n’est pas pour rien que les hommes préfères les filles dans mon genre : magnifique, bien habillée, courageuse et élégantes. C’est d’ailleurs dans un esprit de chasse que je quittai le cirque pour me rendre aux restaurants de Carnival Town. Équipée de longues bottes à talon, d’une mini-jupe en jean et d’un chemisier blanc j’épiai les moindres gestes de la gente masculine. Pour accessoiriser le tout, j’arborais mon serre tête mauve assortit au ruban qui accompagnait le chemisier. Bien entendu, Jabber me suivait de sa nonchalance habituelle. Je le surpris parfois à baver en voyant des brochettes de bœuf ou du poulet rôtis.

-Soyez patient votre seigneurie. Il me faut d’abord trouver une victime qui veule bien me payer le repas.

Comme à son habitude, monsieur le grincheux détourna la tête de l’alléchant spectacle pour me lancer un regard suppliant. Bien entendu, il me fit capituler. Je partis donc en direction d’un vendeur de hot dog et le charmai pour obtenir une saucisse gratuite. Je la tendis au doberman qui la dévora en une seule seconde. Un petit rire cristallin sortit de ma gorge et nous nous remîmes à marcher. Autour  de moi s’activaient serveurs et serveuse pour subvenir aux moindres désirs des clients.  J’aperçu quelques regards de la part des garçons de café dans ma direction, mais ils ne sont pas assez fortunés pour me payer le déjeuner. Je n’y prêtai donc aucune attention. Arrivée au niveau de mon restaurant préféré, je me surpris à baver. D’un geste discret et distingué, j’effaçai  les preuves de mon indécence. Il ne manquait plus qu’à attendre qu’un beau jeune homme s’avance pour me proposer de venir à sa table. En attendant, je décidai de m’assoir sur un banc. Lissant le bas de ma jupe, j’essayai de me poser le plus gracieusement possible sur celui-ci. Des années d’entrainement m’ont permis de perfectionner cette technique. En effet,  en tant que princesse héritière, je devais connaitre toutes les étiquettes de la noblesse de notre territoire et je me devais de l’appliquer n’importe où que je sois. En même temps, les hommes préfèrent les filles distinguées aux vulgaires paysannes.  Jabber était couché par mes pieds, guettant les moindres mouvements de passants qui pourraient nuire à sa propriétaire.

Après un quart d’heure d’attente, je finis par repérer ma cible. Il s’agissait d’un ingénieur très connu dans le royaume des diamonds. Il était certes plus vieux que moins, mais il avait aussi un portefeuille plus remplis. Bon c’est vrai, peut-être pas aussi remplis que le mien, mais ça suffira pour cette fois. Je me suis donc dirigé vers cet homme avec Jabber sur mes talons, et l’ai accosté. C’était une personne courtoise mais peu gâtée par la nature. Il avait le nez de Pinocchio et mentait aussi mal que lui. Il se mit à se vanter sur ses talents et à prétendre être porche d’Arlequin et de le Red Queen. Je ne savais pas pour ce fainéant haut en couleur, mais je ne l’ai point vu au palais. Ne devant pas briser ma couverture et ayant besoin de son argent, je pris soin de ne rien dire.  

La conversation dura des heures que me parurent être une éternité. Quand il eut enfin la bonté de me proposer à manger, un magnifique sourire apparut sur mes lèvres, sourire qui le fit rougir. Ah les hommes ! Ils sont tous si prévisible ! Jabber était aussi excitée que moi. Il devait penser à des côtelettes d’agneau, du bœuf steak, des cuisses de poulet ou encore du foie gras (même s’il n’en aura pas une bouchée. De foie gras en tout cas.) Nous nous dirigions gaiement tous les trois quand nous furent interrompus pas un étranger qui se dirigeait vers nous. Furibonde, je me mis à le fusiller du regard je m’apprêtai à lui remonter les bretelles lorsque je trébuchai sur un objet volant.  Enfin ce n’était pas un objet mais une personne. Jabber c’était posté de façon à m’empêcher de m’étaler  par terre. Il se mit à grogner à l’adresse de ses étranges créatures.

-Jabber ! On se calme. Et vous, regardez où vous allez !

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Jazz Zebraski
☼Queen of Frost ☼
Messages : 404
Date d'inscription : 25/12/2012
Age : 22
Localisation : Carnival Town
MessageSujet: Re: Remue ménage à Carnival Town [PV: Chi et Jazz]   Dim 15 Sep - 14:34

Jazz leva les yeux vers le ciel. Le soleil était à son Zénith et dardait ses chauds rayons sur la petite ville animée de Carnival Town. La pâle jeune fille baissa ses paupières, cachant à moitié ses iris couleur d'orage. D'un geste vif, elle souleva le parapluie auparavant tenu au bout d'un bras ballant et le déploya au dessus d'elle. Abrité par son ombrelle de circonstances et entourée de ses fidèles amis Arashi et Ame, les Teru Teru Bozu, Jazz se sentit enfin prête à reporter son attention sur le petit groupe d'individus qui la regardait l'air méfiant. Ils étaient sept. Cinq hommes et deux femmes. Il y avait deux hommes et deux femmes Rouges, les trois autres était Bleus.

Jazz fit tourner son parapluie, dévoilant ainsi l'arc-en-ciel en partie caché par un nuage, l'éclair et le soleil voilé par le brouillard accrochés au bout des baleines de son parapluie. Lorsque qu'Arashi et Ame furent revenu à leur emplacement initial, la ronde du parapluie s'arrêta. Les Hearts et Spades la regardait toujours.

Elle survolait la ville, balançant son parapluie à bout de bras et chantonnant une comptine, lorsqu'elle les avait vus. Ils avaient d'abord été trop occupés à se hurler dessus pour la remarquer. Puis certains passant avaient laissé échapper des cris de surprises en voyant cette fille à l'apparence fantomatique, flotter vers le groupe. Les belligérants alertés par les cris étranglés de l'assistance avaient enfin remarqué sa présence. Ils s'étaient figés immédiatement. Les Suits savaient mieux que quiconque qui elle était, bien qu'ils ne sachent en fait rien d'elle. Mais ce qu'ils savaient était suffisant pour qu'ils arrêtent de se battre en la voyant.

Le silence devenait pesant. Jazz ne s'en souciait pas, le silence avait été imposé par sa volonté. Les Rouges et les Bleus par contre ressentait cette situation comme une oppression particulièrement forte. L'un des Spades semblait tout particulièrement sensible à la tension ambiante. De grosses gouttes de sueur perlaient sur sa tempe et soudainement il s'élança sur la jeune fille, poing en avant avec un cri de rage. Jazz n'eut que le temps de paraître surprise avant que le poing fermé de l'homme ne fasse contact avec sa joue. Cette dernière explosa en milliers de gouttes d'eau et le clone aquatique s'effondra formant une flaque sur les pavés. Surpris l'homme fit volte-face. Jazz se tenait entre le reste du groupe et lui. Devant les yeux exorbités du Spade, elle leva gracieusement sa petite main blanche. Subitement, de la flaque d'eau surgit une tige de glace qui s'entortilla autour de l'homme alors que fleurs et épines poussaient sur la tige. En quelques secondes, de magnifiques roses de glaces avaient éclos autour du corps de l'homme, le retenant dans une étreinte glaciale. Le claquement de doigt de la jeune fille retentit comme un coup de feu dans le silence parfait qui avait pris place durant l'altercation. Répondant à leur créatrice les épines grandirent de plusieurs centimètres, perforant l'homme de part en part. Le visage de l'homme se crispa de douleur avant de se figer complètement. Il avait perdu connaissance. La main de Jazz revint agripper son parapluie, et les roses et leurs épines redevinrent flaque. L'homme s'effondra dans un bruit sourd. Bien que parsemés d'orifices béant, le Spade ne saignait pas. La glace avait gelé les blessures évitant ainsi l'hémorragie ou toute autre perte de sang. Les blessures n'étaient donc pas grave mais l'empêcheraient de bouger pendant quelques jours.

La jeune fille se détourna du corps immobile et posa son regard orageux sur les deux autres Spade.

- Prenez-le et rentrez.

Ils ne se le firent pas dire deux fois. Empoignant leur camarade à terre, ils s'empressèrent de quitter les lieux. Jazz se tourna ensuite vers les Hearts. Ceux-ci comprirent immédiatement le message et partirent à leur tour, se retournant pour lui jeter des regards inquiets.

Satisfaite de son travail, Jazz reprit de l'altitude et reprit ses déambulations. Elle survola une rue et remarqua une figure d'un violet voyant qui lui rappelait curieusement...Jazz s'était approché et venait d'être heurté par une magnifique jeune fille qui en terme d'apparence faisait son âge. La fille semblait plus préoccuper par une personne que Jazz reconnut comme étant l'actuel Humpty-Dumpty que par sa petite personne.

-Jabber ! On se calme. Et vous, regardez où vous allez !

Une dispute s'ensuivit que Jazz surveilla distraitement. S'ils en venaient aux mains elle allait devoir intervenir. De plus, elle était fort intrigué par cette jeune personne dont l'apparence lui paraissait familière. Mais où avait-elle bien put la voir? Il était vrai qu'elle aurait put l'avoir vu dans les rues lors de ses patrouilles mais il semblait à Jazz qu'elle se serait souvenu d'une jeune fille à l'apparence aussi formidable...

- Pardonnez-moi de vous interrompre... Mais il semblerait qu'il ait bien du mal à s'exprimer, veuillez l'en excuser...


Comme Jazz l'avait initialement pensé, il s'agissait bien de l'Harlequin, Chi R. Ieyasu. Si cette femme excentrique était là, Jazz n'aurait certainement pas besoin d'intervenir. Une brève discussion entre l'Harlequin et son subordonné et la magnifique jeune femme s'apprêtai à partir. Sans trop savoir pourquoi, la jeune fille lui attrapa le bras, l'obligeant ainsi à s'arrêter. Lorsque la jeune fille à l’impressionnante chevelure fixa ses yeux d'un bleu extraordinaire sur Jazz, son identité s'imposa à la blonde, savoir qui lui échappa en un murmure quasiment inaudible.

- Red Princess...


HRP: Bon c'est un peu le bazar....mais on a qu'à dire que je suis positionné après Chi ^^'

_________________



Dernière édition par Jazz Zebraski le Dim 15 Sep - 17:29, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Chi E. Ieyasu
♦ Harlequin ♦
† The Night's Madness †
Messages : 543
Date d'inscription : 25/12/2012
Localisation : Rainbow Waterfalls...
MessageSujet: Re: Remue ménage à Carnival Town [PV: Chi et Jazz]   Dim 15 Sep - 15:10

Comment aurait pu-t-on deviner qu'après le calme et la plénitude des Cascades Arc-En-Ciel, notre jeune femme allait se retrouver dans un endroit aussi bruyant que Carnival Town.. ? Pour la simple et bonne raison qu'elle s'exerçait en tant que contorsionniste dans une fête excentrique non loin de l'Horror Mansion, mais elle décida que pour le repas, Carnival Town était plus près que son humble demeure. Humpty Dumpty et Dormouse n'avaient rien dit, préférant passer sous silence le fait que la vérité était bel et bien l'inverse de la logique illogique de celle qu'ils considéraient en cheffe. Ils la suivirent donc dans son expédition, non qu'ils avaient particulièrement faim, mais étant épuisés par leur quotidienne séance de combats du matin. Parfois, c'était à se demander comment Harlequin pouvait-elle être si dynamique et se montrer si paresseuse... Ils repérèrent un bâtiment, et sans ménagement, décidèrent qu'ils allaient manger leur repas de midi dans ce restaurant-ci. Mais Chi ne les écoutait pas ; cela les interpella plus car elle regarda quelqu'un. Tiens, mais était-ce... ... Oui, il l'était. Un des riches ingénieurs de Diamonds.

Chi décida que cela n'avait, au final, aucune importance et ignora passablement cet homme superficiel qu'elle était, il fallait l'avouer, bien loin d'arriver à apprécier. Un jour qui sait... Ou qui ne sait pas.. Elle leur passa devant, Dormouse et Humpty Dumpty à sa suite, juste au moment où l'ingénieur, semblant se vanter devant une bien belle jeune fille, alla même jusqu'à prétendre être proche d'Harlequin et de la Red Queen. Chi se stoppa quelques mètres plus loin, écrivit sur un bout de papier et le laissa tomber aux pieds de la jeune fille... Sur la gueule de son chien, plus exactement. Qu'était-il inscrit sur le morceau de papier ? " Nous sommes encore plus proches que vous ne le pensez.. Cher Ingénieur... ". Chi n'avait pu résister au comique de la situation ; proche oui, mais en terme de distance seulement, et à cet instant précis. Se moquer de cet homme ouvertement... Cela était bien loin de la première fois, tant elle appréciait taquiner ceux... qu'elle n'arrivait pas à apprécier à leur injuste valeur, sans doute... ?

Le restaurant était bondé, mais sans savoir s'il s'agissait du fait qu'il soit Harlequin ou si la chance était de leurs côtés, ils furent vite accostés par les serveurs et serveuses de ce restaurant, qui leur tendit le menu après leur avoir désigné une table. Dans son kimono violet, aux motifs tout aussi violets mais dans toutes ses nuances, Chi s'assit avec souplesse, et commanda sans même regarder la carte. La serveuse, s'apprêtant déjà à s'en aller, se ravisa et prit leur commande. Seulement une demi-heure plus tard, ladite serveuse revint avec des plants fumants, qui firent saliver Humpty Dumpty, Dormouse se contenta d'un regard reconnaissant. Quant à Chi... Elle se fichait complètement de la nourriture, seul lui intéressait le fait qu'au moins, c'était artisanal. Ils mangèrent en moins d'une demi-heure tous leurs plats commandés, dont certains arrivèrent un quart d'heure plus tard. Chi, mangeant avec lenteur, avait encore un plat de cuisses de poulets avec ses patates aux herbes de province, et toute la collection de desserts à manger. Ses deux compagnons, en revanche, demandèrent la note et payèrent leur part, ne tenant pas à cautionner les dépenses de leur amie et cheffe.

Cela fit sourire Chi, mais les deux se retirèrent en disant qu'ils devaient faire ce qu'elle ne voulait pas faire. Alors que Dormouse passait, sans le vouloir, près de l'ingénieur et de la belle jeune fille de tantôt, Humpty Dumpty fit moins attention à ses mouvements et manqua de faire trébucher la jeune fille. Il allait repartir comme si de rien n'était, Dormouse étant déjà bien loin de ce restaurant, mais ce fut une voix qui l'en empêcha.


-Jabber ! On se calme. Et vous, regardez où vous allez !

Humpty Dumpty, n'ayant pas pour habitude de s'excuser, ne fit que grommeler des paroles comme " Tu n'avais qu'à faire attention, imbécile... ", commençant ainsi une joute qui aurait pu durer des éternités. De plus, ce doberman grognant à son adresse ne l'enchantait guère. Ne voulant retenir plus longtemps son second qui avait à faire, notre Asiatique, dans un froissement de tissus mélodieux, se leva et se dirigea vers eux. Elle s'inclina, et dit à l'adresse de celle qui avait failli tomber.

- Pardonnez-moi de vous interrompre... Mais il semblerait qu'il ait bien du mal à s'exprimer, veuillez l'en excuser...

Sa voix aussi mélodieuse que cristalline, ce soprano chantant d'enfant était totalement surréaliste. Une voix d'une gamine de quatre ans, franchir les lèvres d'une jeune fille comme notre Chi Asiatique... ? Elle posa une main sur la tête Humpty Dumpty, qui n'était pas si loin de sa table, et le força à l'incliner. Contraint, et avec une voix évasive, il finit par présenter à la demoiselle ses plus plates excuses. Puis, sur un regard avec notre femme nonchalante, il finit par demander toutefois :

- Puis-je me retirer, Megami-sama ?

La réponse, de la meme voix totalement hors-norme, jaillit très vite. Le ton nonchalant de la jeune femme, en revanche, donnait une note mystérieuse à ses propos.

- Ce n'est pas comme si tu ne le faisais jamais, Yuujin-kun... Vas-y, et surveilles où tu marches, veux-tu ?

Sans plus de cérémonie, nos deux protagonistes saluèrent respectueusement l'ingénieur et la belle demoiselle, pour partir dans leurs directions respectives. Humpty Dumpty, vers le Royaume des Diamonds, et Chi, vers sa table remplie de luxueux desserts, mais elle s'intéressa plus à ses cuisses de poulets et à ses patates aux herbes qu'elle n'avait pas encore finies. Elle mangeait, sans prêter attention aux alentours. Plus exactement... Elle se fichait des alentours.[/color]

H.R.P : Arf, j'avais pas remarqué que Jazz avait posté pendant que je répondais >.< Si besoin, je modifie... Désolée, Jazz-sama u.u

_________________
<- La Nuit, ou l'Être en perpétuel changement ->
Revenir en haut Aller en bas
http://land-of-circus.forumactif.org
avatar
Lady Juliette
Red Princess
L'avare Narcissique
Messages : 144
Date d'inscription : 29/12/2012
Age : 22
Localisation : Dans ma demeure
MessageSujet: Re: Remue ménage à Carnival Town [PV: Chi et Jazz]   Lun 16 Sep - 16:18

Le petit bonhomme qui m’avait bousculé murmura des paroles intelligibles qui ne firent qu’accentuer ma colère. En plus de cela, l’étranger qui avait interpellé ma victime quelques minutes plus tôt, en avait profité pour s’éclipser. Je déversai donc toute ma rage sur le grossier personnage en face de moi :

-Pardonnez-moi mais ne vous a-t-on jamais appris à vous excuser ? Pensez-vous que
c’est une façon de parler à une femme ?


Les hommes sont tous les même. Toujours à remettre en question la légitime place des femmes dans la société. J’en avais la preuve vivante en face de moi. Voyant qu’il ne corrigera pas le tir de lui-même, je fis un pas en avant et soutint son affreux visage. Je m’apprêtais à continuer sur ma lancée et a l’humilier en public lorsqu’on homme s’avança vers nous. On n’a jamais vu pareille excentricité. Il portait un kimono et avait laissé pousser ses cheveux presque au même niveau que moi, on pouvait également remarquer que malgré son jeune âge, sa crinière était blanche. Son visage était à la fois très masculin et féminin. Intriguée, je le contemplai d’un air béat. Les mots que je m’apprêtais à dire avant son intervention se perdirent dans la bizarrerie de ce personnage. Du coin de l’œil, je vis mon porte-monnaie pâlir. Etait-il malade ? Il avait pourtant l’air bien il y a quelques secondes. L’inconnue en question s’inclina légèrement pour présenter me excuses à la place de son congénère :

- Pardonnez-moi de vous interrompre... Mais il semblerait qu'il ait bien du mal à s'exprimer, veuillez l'en excuser...

Toujours muette comme une carpe, je vis l’excentrique poser la main sur son épaule et y faire pression afin qu’il s’incline le plus respectueusement qu’il le pouvait. Il se mit ensuite à baragouiner dans sa barbe pour présenter ses excuses. Ma mère en aurait été horrifiée. Il n’aurait pas gardé sa tête longtemps sur ses épaules. Et pour une fois, je pensai qu’une correction en bonne et due forme ne lui ferait que du bien.
Pour ne pas déclencher de conflit. Je ravalai avec peine mes pensées et me contentais d’incliner humblement la tête pour faire comprendre que le message était passé. Mais maintenant voilà que le bougre tentait de se sauver en demandant la permission à son maître. Je sentis la colère m’envahir. Une petite brise de chaleur émanant de mon corps fit bouger imperceptiblement mes cheveux.
Je me ressaisis vite et inspecta mon porte-monnaie. Il était toujours aussi pâle et terroriser. Comme s’il avait vu un fantôme. Je me penchai vers lui et le convia à prendre une table dans le restaurant. Toujours aussi blême, il recula de quelques pas avant de partir en courant.

Je m’apprêtais à le rattraper, mais une main venant de nulle part me retint fermement. Je me tournai pour découvrir la personne qui avait commis l’affront de laisser filer mon repas gratuit et je vis une femme qui m’avait l’air très jeune elle me regardait tout en réfléchissant. Avant que je n’aie eu le temps de lui demander ce qu’elle me voulait, il se produit deux choses. Premièrement, je remarquai qu’elle flottait littéralement et deuxièmement, elle prononça quelques mots qui me glacèrent le sang. A ce moment-là je devais avoir le même teint que l’ingénieur quelques secondes plus tôt, mais elle savait qui j’étais. Un fantôme connaissait mon nom. Terrifiée je la fixai pendant quelques secondes.
Si Jabber ne m’avait pas interrompue j’aurais sans doute passé la journée à la contempler avec des yeux de merlan frit. Apparemment, il avait un bout de papier et le tenait dans sa gueule. Je le lui pris et l’ouvris. " Nous sommes encore plus proches que vous ne le pensez.. Cher Ingénieur... "
Je me mis à faire abstraction du monde qui m’entourait le temps de résoudre l’énigme. Cela ne me prit pas trop de temps. L’ingénieur c’étant vanté de connaitre Harlequin et ma Mère. Ce devait être l’un d’eux et comme je savais que ce n’étais pas ma mère… Relevant la tête, je m’adressai au fantôme.

-Et bien vu que vous savez qui je suis, je n’ai pas besoin de me présenter. Pourriez-vous me confirmer l’identité de l’homme assis là-bas ?

Je n’attendis pas la réponse du spectre pour vérifier mes craintes. Je pris la main de la jeune fille pour la garder à l’œil et me dirigeai à grand pas vers la table de l’excentrique. Je lui rendis son papier et lui dis :

-Etant donné que vous avez fait fuir mon compagnon, pourriez-vous partager votre repas avec nous trois en compensation ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Chi E. Ieyasu
♦ Harlequin ♦
† The Night's Madness †
Messages : 543
Date d'inscription : 25/12/2012
Localisation : Rainbow Waterfalls...
MessageSujet: Re: Remue ménage à Carnival Town [PV: Chi et Jazz]   Sam 21 Sep - 8:17

Tandis qu'elle finissait petit à petit son assiette de cuisses de poulets - qui, soit dit en passant, n'étaient pas si mal que ça... - et de patates aux herbes de province - absolument délicieuses, par ailleurs ! -, Chi ne fit que se remémorer la façon dont l'ingénieur avait pris congé. Il s'agissait sans doute celui que cherchait Humpty Dumpty depuis un moment, pour... Et bien, pour on-ne-sait quelle affaire, encore. le Old Merry-Go-Round, peut-être ? ... Boarf, cela ou autre chose, l'importance était bien de très faible envergure... Et ses desserts l'attendaient, l'attirant comme des amants. Ou plus exactement, la table remplie de desserts. Chi prit une meringue, et mordit dedans, réfléchissant à ses entraînements du jour. Voyons voir, qu'est-ce qu'elle pouvait bien faire... Taquiner quelques Cartes Blanches... ? Hm.. Cela serait plutôt malvenu, mais bon, qui donc se souciait de ce genre de règles de neutralité de nos jours, hm ? Ou bien chercher des ennuis aux Clubs... Non, option à rejeter, elle aimait bien trop les animaux pour être la cible du Cheshire Cat. Les Spades étaient exclus d'avance, elle travaillait sur leur royaume, alors si elle commençait à chercher des noises à Mad Hatter... Quoique.. Ils pourraient faire les quatre cents coups ensemble et embêter des Hearts ! Et bien, voilà un divertissement de taille, enfin ! Une serveuse passa à côté d'elle, et Chi lui commanda du thé, précisant qu'elle souhaitait la théière entière.

Saisissant une part de tarte, Chi se rendit compte qu'elle n'était pas plus avancée que tout à l'heure. Elle pouvait, oui, taquiner des Hearts, avec ou sans Mad Hatter - qu'elle ne connaissait que par ces cérémonies stupides et ennuyeuses, lors des rencontres des dirigeants -, mais le problème était tout autre. Quel ou quelle Heart ? ... Entamant sa part de tarte, dans une profonde réflexion, Chi ne vit même pas l'inconnue de tantôt se diriger vers sa table. Enfin, ne vit pas... Lui jeta un regard d'une telle indifférence que la belle jeune femme, aussi belle fût-elle, ne parut qu'une brise sous les yeux d'Harlequin. Un papier se posa sur la table, celui que Chi avait laissé tomber à l'intention de cet ingénieur qui ne respectait pas les engagements de son travail. Et oui, Chi reprochait bien cela à tout le monde, sauf à elle-même. Parce qu'elle avait Humpty-Dumpty et Dormouse, et puis, c'était pas comme si elle accordait toute son attention pour son royaume. ... Qu'un petit peu. Le strict minimum... Erhm. La voix de Miss Rose ne la fit nullement ciller, elle se contenta de vriller son regard nonchalant sur celui de... Hm.. la Miss.


- Etant donné que vous avez fait fuir mon compagnon, pourriez-vous partager votre repas avec nous trois en compensation ?

Contre toute attente, un rire s'échappa des lèvres de notre Folie Nonchalante. Un rire qui montrait les pensées d'Harlequin... Ou du moins, ce qu'elle voulait que les autres saisissent par ce rire excentrique. Qu'elle se fichait éperdument de ce qu'on lui disait, et qu'elle avait bien envie de jouer avec son interlocutrice. Et qu'elle pouvait toujours courir pour avoir ce qu'elle souhaitait, aussi... Devant son absence de réaction, Chi rit, de manière plus douce, et se leva pour rassembler tous ses desserts, et leur laisser un tant soit peu de place pour manger. Sa théière prit alors place sur la table, accompagnée d'une tasse de thé préalablement remplie. Souriant à la serveuse en guise de remerciements, celle-ci se penchant vers Harlequin.

- Cela fera donc, hm... La serveuse regarda sa note, et poussa un soupir amusé.Prenez la note, cela serait plus simple, monsieur. Avez-vous besoin d'autre chose ?

Chi regarda la note et sourit, ses dépenses alimentaires étaient toujours particulièrement faramineuses étant donné la qualité qu'elle s'obligeait pour chaque repas. Elle froissa la note, ayant déjà retenu ce qu'elle devait, et tendit à la serveuse une bourse. Celle-ci écarquilla les yeux. Il y avait bien plus que la somme, déjà bien grasse, demandée ! Scrutant de manière étrange Chi, la jeune femme s'apprêta à lui demander les raisons de tant d'argent, mais la Nonchalante devança ses paroles.

- Des invités de marque sont arrivés entre temps... Prenez aussi la commande, cette bourse suffira. Ah, par contre... Le contenu vous revient, mais je préfère conserver le contenant, si possible.

Tandis qu'elles commandaient leur repas, Chi eut un sourire amusé qui flottait sur ses lèvres. Heureusement qu'elle était un minimum polie, elle l'aurait envoyée paitre le cas échéant. Mais cela n'arrangeait point son problème nettement plus important ; quel petit Heart allait-elle donc bien élire pour échanger quelques coups amicaux ? Elle poussa un soupir, faisant sortir sans le vouloir une douce brise de sa bouche. Frottant sa main de son front, tant par exaspération que par amusement, Chi retrouva son expression nonchalante. Pitié, que le vent ne décide pas de sortir de son corps par bourrasques ou par tornades...

- Et puis-je savoir à qui ai-je l'honneur, mesdemoiselles... ?

H.R.P : I'm sorry, I am very late... I hope you two enjoy mys answer, girls o/ It's short... Very short.. I am sorry for that, too .__."

_________________
<- La Nuit, ou l'Être en perpétuel changement ->
Revenir en haut Aller en bas
http://land-of-circus.forumactif.org
avatar
Jazz Zebraski
☼Queen of Frost ☼
Messages : 404
Date d'inscription : 25/12/2012
Age : 22
Localisation : Carnival Town
MessageSujet: Re: Remue ménage à Carnival Town [PV: Chi et Jazz]   Sam 21 Sep - 12:20

La Red Princess avait passé plusieurs minutes à regarder Jazz comme si celle-ci venait de lui annoncer qu'elle était sa fille. Sa consternation fut cependant interrompue par son chien qui n'avait décidément pas l'air commode et qui tenait un morceau de papier dans sa gueule. La jeune fille prit le papier, le déplia et le lut. Jazz regarda la Red Princess sombrer dans ses réflexions comme en attestait ses sourcils légèrement froncés. Puis la jeune fille à la longue chevelure rose releva la tête.

-Et bien vu que vous savez qui je suis, je n’ai pas besoin de me présenter. Pourriez-vous me confirmer l’identité de l’homme assis là-bas ?

Jazz n'eut pas le temps de répondre, elle ne l'aurait peut-être pas fait mais dans tous les cas elle n'avait pas eut le temps de se poser la question car la jeune Hearts l'empoigna par le bras et la traîna vers la table où était assis l'Harlequin. La blonde n'eut pas l'occasion de refuser cette invitation quelque peu brusque et se retrouva donc derrière la Red Princess lorsque celle-ci interpella Chi R. Ieyasu.

-Etant donné que vous avez fait fuir mon compagnon, pourriez-vous partager votre repas avec nous trois en compensation ?

Jazz tourna des yeux surpris vers la jeune fille, elle ne pensait que la princesse pense à lui offrir à manger. A vrai dire même si elle ne l'avait pas fait, Jazz ne lui en aurait pas tenu rigueur puisqu'elle ne mangeait quasiment pas. Elle ne prenait que le minimum vital et avait remarqué il y a longtemps que cela ne faisait aucune différence, qu'elle mange beaucoup ou peu. Comme elle n'avait pas un amour particulier de la nourriture, elle se contentait du nécessaire.

Les réflexions de la blonde furent interrompues par le rire franc de Ieyasu. La femme avait comme à son habitude l'air de celle qui se fichait de tout. Avant que la Red Princess n'ait pu réagir, une serveuse arriva avec une théière qu'elle déposa sur la table avec une tasse déjà remplie du breuvage. Elle sortit ensuite la note.

- Cela fera donc, hm... La serveuse regarda sa note, et poussa un soupir, non sans une pointe d'amusement. Prenez la note, cela serait plus simple, monsieur. Avez-vous besoin d'autre chose ?

Ieyasu regarda la note, sourit, froissa le morceau de papier et sortit une bourse qu'il tendit à la serveuse. Jazz avait depuis longtemps cessée de s'étonner de l'excentricité dont faisait preuve cette personne, elle ne fut donc pas étonnée de voir la somme considérable que Ieyasu donna à la serveuse. Il était aisé de dire que malgré le nombre de commandes passées par l'Harlequin la somme donnée était bien supérieure à la valeur des mets.

- Des invités de marque sont arrivés entre temps... Prenez aussi la commande, cette bourse suffira. Ah, par contre... Le contenu vous revient, mais je préfère conserver le contenant, si possible.

La serveuse se tourna donc vers les deux jeune filles pour prendre leur commande. Jazz laissa la princesse passer la sienne puis elle s'approcha de la serveuse.

- Une glace à la vanille. lui souffla-t-elle.

Pendant un instant, la serveuse parut étonnée de voir cette petite fille qui ressemblait à une apparition mais elle se reprit très vite et se retînt même de crier lorsqu'elle remarqua que les pieds de Jazz ne touchaient pas le sol. Elle hocha la tête et s'en alla rapidement.

Jazz s'installa donc en face de l'Harlequin, à genoux sur la chaise. Elle replia son parapluie et le à portée de main contre la chaise. Ieyasu semblait perdue dans ses réflexions et Jazz garda donc le silence. Enfin, la femme aux cheveux violets lâcha un soupir et reporta son attention vers ses deux invitées.

- Et puis-je savoir à qui ai-je l'honneur, mesdemoiselles... ?

Jazz ne fut étonné pas que Ieyasu ne la connaisse pas. Elles s'étaient rencontrées maintes fois par le passé mais Jazz était quelqu'un de peu mémorable et c'était de Chi R. Ieyasu quel'on parlait elle se fichait probablement complètement de connaître les noms et visages des gens à qui elle avait souvent à faire. La blonde souffla donc sa réponse, juste assez fort pour être entendue de ses compagnes.

- Jazz Zebraski...

Si son apparence n'était pas connu de tous, son nom était bien connu. Tous savaient qu'il y avait une White Card du nom de Jazz Zebraski qu'il valait mieux éviter. Et surtout que Jazz Zebraski ne vieillissait pas, des rumeurs couraient qu'elle était un fantôme, d'autres disaient qu'elle était l'incarnation de l'âme de Circus. Si les rumeurs étaient vraies, ça...personne ne le savait.

La serveuse revint et posa une coupe de glace à la vanille devant Jazz. Cette dernière la remercia d'un hochement de tête et s'empara de la cuillère. La première bouchée du dessert lui arracha un minuscule sourire et fit rosir ses joues légèrement. Elle aimait beaucoup la glace et c'était bien une des seules choses qu'elle prenait plaisir à manger.

HRP: Désolé j'ai pas beaucoup fait avancer les choses....^^

_________________

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Lady Juliette
Red Princess
L'avare Narcissique
Messages : 144
Date d'inscription : 29/12/2012
Age : 22
Localisation : Dans ma demeure
MessageSujet: Re: Remue ménage à Carnival Town [PV: Chi et Jazz]   Lun 21 Oct - 15:13

Mon interlocuteur laissa échapper un drôle de rire qui me faisait penser à celui d’un savant fou. Ce rire avait pour but de me mettre les nerfs à vif, cependant, c’était ma spécialité. Souvenez-vous de ce de travelo homosexuel, j’avais pris un malin plaisir à l’énerver jusqu’au bout. C’est donc d’un air indifférent que je me mis à chercher une chaise et m’assis gracieusement aux côtés de l’étranger bien plus qu’étrange. Mon otage, quant à elle restait debout et attendait qu’on lui permette de prendre place. L’excentrique nous fit de la place en rassemblant tous se desserts. Elle eut tout juste le temps de rassembler ses friandises que la serveuse s’approcha de nous et déposa une tasse de thé.
L’excentrique la remercia d’un petit sourire, puis la serveuse se pencha vers lui et lui dit :

- Cela fera donc, hm... La serveuse regarda sa note, et poussa un soupir amusé. Elle avait l'air de bien connaitre le jeune homme.Prenez la note, cela serait plus simple, monsieur. Avez-vous besoin d'autre chose ?

Le plus étonnant n’est pas de voir la tête de la serveuses, mais l’attitude de cet homme. Il lui donna un sac remplis de pièces sans même regarder la note. J’étais hébétée. Je le prenais déjà pour un fou, mais là c’était au-delà de mon imagination. Comment pouvait-il être aussi peu soucieux de l’argent. Nous ne devons pas dépenser autant ! Sinon la vie ne serait pas marrante ! Non, ce que nous devons faire, c’est faire dépenser les autres ! Désespérée, j’admirais ce petit sac passé des mains de cet inconscient à celle de cette servante lorsque l’inconscient en personne répondit :

- Des invités de marque sont arrivés entre temps... Prenez aussi la commande, cette bourse suffira. Ah, par contre... Le contenu vous revient, mais je préfère conserver le contenant, si possible.

La servante se tourna donc vers nous pour prendre la commande. Je ne pris que quelques secondes pour réfléchir. Ayant l’habitude de manger avec l’argent des autres, je ne fis pas prier. Je commandai donc un canard laquai, mon met favori et deux côtes de bœuf. Comme la serveuse me regardait d’un air étrange, je me sentis obligée de répondre :

- C’est pour Jabber… Il a un gros appétit.

A l’évocation de son nom, le gros chien se redressa nonchalamment, me regarda respectueusement avant de fixer la servante et de se lécher les babines. La jeune femme, terrorisée, se détacha du spectacle et alla chercher refuge auprès de la mystérieuse fillette. Celle-ci se pencha vers elle et demanda une glace à la vanille comme si elle demandait un an de viandes gratuites… Décidément, suis-je la seule fille normale ici ? De plus, la servante ne paraissait pas plus rassurée en la compagnie de la petite, ce qui est compréhensible. Elle risque de devoir suivre un psychiatre pendant au moins six mois… Je jubilais en imaginant la jeune fille raconter à son psychiatre qu’elle avant vu une fillette fantôme et un énorme chien qui voulait la manger. Elle fut cependant interrompue par notre hôte qui lâcha la seule et unique question qui pouvait me faire déglutir.

- Et puis-je savoir à qui ai-je l'honneur, mesdemoiselles... ?

Affolée, je me mis à chercher une solution pour me sortir de cette galère. Des gouttes commencèrent à perler sur mon visage lorsqu’une idée me vint. Suis-je seulement obligée de donner mon nom de famille ? Soulagée, je me redressai fièrement et répondis à l’excentrique :

- Je suis Juliette, et pour être sûre qu’il n’en demande pas plus, et vous ?

J’eu à peine fini de prononcer ces quelques mots que les commandes arrivèrent. La jeune serveuse donna d’un air apeuré les deux bœuf steaks à Jabber qui me regarda opiner du chef avant de se jeter sur son festin sans regarder la pauvre jeune fille. Elle me lança presque mon plat et la glace de ma voisine avant de partir en courant. Je mangeai deux bouchées de ce délicieux canard avant de poursuivre :

- Pour tout vous dire, votre tête me dit quelque chose… J’ai voulu m’informer auprès de Miss Zebraski pour en savoir plus, mais elle n’a pas pu m’éclairer.

En vérité, je ne lui ai pas laissé le temps…

[HRP : je sais, je suis lente et en plus c'est court, mais je suis désolée....]

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Chi E. Ieyasu
♦ Harlequin ♦
† The Night's Madness †
Messages : 543
Date d'inscription : 25/12/2012
Localisation : Rainbow Waterfalls...
MessageSujet: Re: Remue ménage à Carnival Town [PV: Chi et Jazz]   Sam 9 Nov - 22:26

- Et puis-je savoir à qui ai-je l'honneur, mesdemoiselles... ?

Les réactions qui s'offrirent à elle furent notables. L'une était affolée et l'autre, calme et sereine, contrastait totalement avec cette jeune femme aux cheveux roses qui, décidément, lui rappelait quelqu'un. D'un geste si nonchalant qu'il en devenait totalement incongru, elle piqua dans son flan et ramena la cuillerée à sa bouche. Et répéta le geste plusieurs fois, comme pour attester combien elle se fichait des personnes qu'elle avait appelées plus tôt " invitées de marque ".

De marque, son œil ; elle les traitait avec tellement d'indifférence... Mais bon, ce n'était pas tout, mais elle était en pleine réflexion mentale sur... Ah oui, sur Rosie, qui était paniquée et n'avait toujours pas dévoilé son identité. Des traits familiers, mais pas plus. Ah et d'ailleurs... Sa pensée fut coupée net par un murmure à peine audible.


- Jazz Zebraski...

... L'Harlequin arqua un sourcil. Ce nom-là lui disait quelque chose, mais paresseuse comme elle l'était, elle n'allait pas utiliser son cerveau de sitôt. Un cerveau qui ne voulait, de toutes évidences, pas être utilisé. Alors, à quoi bon se battre pour rien, mhm... ? Tout d'un coup, d'une manière aussi surprenante que ce murmure furtif, une expression de fierté éclaira Rosie qui se mit enfin à parler.

- Je suis Juliette, et vous ?

- Un simple maître d'Arts Martiaux rigoureux...

Un sourire sibyllin flottait sur ses lèvres. Si Rosie commençait à vouloir se défiler, Chi n'allait pas s'en priver, d'autant qu'elle adorait les défis. Quant à Jazz... Elle était une White Card, elle savait forcément qui Chi était. Cette dernière scruta les deux jeunes filles tout en terminant son flanc, qu'elle empila aux deux autres assiettes de desserts qu'elle avait englouti. Et s'accorda une pose, devant les deux assiettes qui lui restaient. Les commandes, elle, étaient aussi vite arrivées que la servante était partie.

Faisant pencher la théière, elle versa un peu du breuvage dans sa tasse et en but une gorgée, lentement. Puis entama son pudding à la mangue, alors que Rosie s'accorda deux bouchées de canard avant de s'arrêter pour encore poser une question.


- Pour tout vous dire, votre tête me dit quelque chose… J’ai voulu m’informer auprès de Miss Zebraski pour en savoir plus, mais elle n’a pas pu m’éclairer.

- Mon Art n'est étranger à personne, nous avons sans doutes eu l'occasion de nous voir à de nombreuses reprises...

Ceci dit, Chi ignora Rosie d'une manière royale, aussi royal que son visage moulé par une nonchalance extrêmement tenace. Ayant fini son pudding à la mangue, elle se remplit la gorge d'une nouvelle légère rasade de thé, pour fermer les yeux. Et les rouvrir sur... Aïe. Mauvais. Très mauvais. Elle jeta un regard circulaire autour d'elle, et reconsidéra sa tarte au citron meringuée, qu'elle avait déjà légèrement entamé. C'était très mauvais signe. Chi eut dès lors quasiment toute son attention sur la minuscule bouchée qui brisait la beauté du dessert. Elle secoua la tête, et entreprit de le finir.

Puis de se servir d'une nouvelle, et de sa dernière, tasse de thé, qu'elle but avec légèreté avant de reporter le regard sur la personne qui venait tout juste de se planter devant elle. Ou plus exactement, les personnes. Oui, très mauvais... Elle aurait pu s'éviter cela si elle avait donné cette maudite bourse plus rapidement. Haussant les épaules, Chi sourit à l'homme et lui lança :

- Alors mon joli petit chaton, ce soir ou demain ?

L'homme tourna la tête vers Chi, et le dévisagea. La voix androgyne de l'Harlequin et son physique masculin le trompa, comme il trompait tout le monde. Et sans chercher à comprendre, Chi esquiva un coup de poing, puis deux, et lui emboutit le sternum d'un talon. Sans plus de cérémonie, elle rebut une gorgée de thé et lança un regard aux deux autres dépravés.

- Cette attitude est lamentable...

Chi venait juste de finir sa tasse de thé quand, sans saisir pourquoi, elle éternua brusquement. Sauf que son éternuement avait fait jaillir un courant d'air qui balaya les deux hommes contre un poteau lointain. L'Harlequin se massa les tempes, et se remercia de n'avoir parlé à personne de ce pouvoir chaotique qu'elle découvrait un peu plus chaque jour. Se trahir d'une telle manière aurait été le comble de la stupidité. Elle se tourna vers ses deux invitées de marque, et s'excusa platement. Et en profita pour graver dans sa mémoire les réactions qu'avait prises les deux jeunes filles.

_________________
<- La Nuit, ou l'Être en perpétuel changement ->
Revenir en haut Aller en bas
http://land-of-circus.forumactif.org
avatar
Jazz Zebraski
☼Queen of Frost ☼
Messages : 404
Date d'inscription : 25/12/2012
Age : 22
Localisation : Carnival Town
MessageSujet: Re: Remue ménage à Carnival Town [PV: Chi et Jazz]   Lun 11 Nov - 8:16

Absorbée par son dessert, Jazz ne prêtait que peu d'attention à la conversation des deux autres. Elle n'était pas le genre à apprécier ces conversations qui valait un jeu d'échec, celles où chacun esquivait puis attaquait subtilement l'adversaire pour obtenir des informations sans en révéler. Et tout cela sous le couvert d'une politesse impeccable. Non vraiment, Mademoiselle Zebraski n'aimait pas ces choses-là. Elle ce qui l'intéressait c'était que Circus soit en paix. Or depuis quelque temps déjà, elle avait ce sentiment qu'il allait se passer quelque chose.

Ce genre de sentiment était sournois. Il s'infiltrait progressivement dans la personne ne la laissant se douter de rien jusqu'à ce qu'il soit trop tard pour faire marche arrière. Plus tôt, Jazz ne s'était pas rendu compte que le malaise était là. Mais maintenant qu'il était presque à son paroxysme, elle ne ressentait plus que lui. Et elle se sentait tout particulièrement inconfortable. D’expérience elle savait que ces manifestations de son instinct n'apparaissaient que quand quelque chose d'extrêmement grave ou dangereux allait se passer. Ça avait quelque chose de terrifiant, savoir que quelque chose allait arriver sans savoir quoi ou quand.

La jeune fille entendit vaguement son nom dans la conversation de ses deux compagnons mais elle n'y prêta pas attention. Elle déposa sa cuillère dans sa coupe, désormais vide, avec un peu trop de force, et de son autre main elle attrapa son parapluie. Tous ses sens aux aguets elle essaya de percevoir l'origine de son inconfort. Elle scanna du regard les autres clients, tentant en vain de déterminer leurs intentions par la simple force de sa pensée. Si elle avait su à quoi correspondait ce mot, Jazz aurait put dire sans aucun doute qu'elle était terrifiée. Cet ennemi terrible parce qu'invisible, elle l'avait combattu déjà et avait misérablement échouée.

La voix de l'Harlequin, dont le ton avait changé, la fit sursauter:

- Alors mon joli petit chaton, ce soir ou demain ?

Elle ne put que rester immobile, alors que l'androgyne entreprenait de mettre à terre un homme. La bouche légèrement ouverte, preuve de sa grande surprise, elle observa le combat à sens unique. Après une remarque à l'égard de deux autres hommes, l'Harlequin éternue et les envoya s'écraser contre un poteau au loin.

Fini, c'était fini. Et pourtant le malaise était toujours là. Paniquée plus que de raison, Jazz se tournait dans tous les sens, regardant les personnes assises aux tables, celles passant dans le rue, mais il n'y avait rien, absolument rien d'inhabituel. Alors qu'elle se retournait pour la énième fois, son coude percuta une pile d'assiettes et la vaisselle s'écrasa avec fracas sur le sol. Le bruit de vaisselle brisée sortit Jazz de sa transe, du moins temporairement.

- Je suis désolée, souffla-t-elle à l'intention de ses deux compagnons.

Elle flotta vers le sol, toujours agenouillée, et entreprit de ramasser les bouts de vaisselle, faisant très attention à ne pas se couper. Elle n'eut le temps de ramasser que quelques éclats avant qu'un frisson glaçant la parcoure. Elle se figea dans son geste. Elle fut soudain certaine qu'Il était là derrière elle. Son imagination lui fournit l'image d'une ombre ricanante se tenant derrière elle. Mais la peur, ce fléau, avait figé ses mouvements, l'obligeant à rester aussi immobile que si elle avait été prise dans une prison de glace. Les yeux écarquillés et la lèvre inférieure tremblant légèrement elle attendit que l'ombre s'abatte sur elle...

HRP: Niark, niark, que c'est mystèrieux!!! J'espère que le suspens vous tue et que vous allez répondre bien vite ^^ By the way, Jazz n'est pas psychique, hein, l'ombre c'est son imagination!

_________________

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Lady Juliette
Red Princess
L'avare Narcissique
Messages : 144
Date d'inscription : 29/12/2012
Age : 22
Localisation : Dans ma demeure
MessageSujet: Re: Remue ménage à Carnival Town [PV: Chi et Jazz]   Sam 30 Nov - 13:47

Sur tout rester calme. Les jeux de stratégies étaient très populaires à la cour ces derniers temps. Je me devais donc de ne pas perdre. La peur qui m’avait habitée auparavant avait disparu, laissant place à un intérêt grandissant envers cet homme extravagant. Il avait commencé par assurer ses arrières en me donnant une réponse vague et douteuse. Ma deuxième tentative avait été un second échec. Il m’avait répondu en prétendant être suffisamment connu pour être vu n’importe où. Je me devais donc d’attaquer à nouveau avec une réponse un peu plus piquante cette fois, étant donné que la subtilité ne marchait pas. S’il avait eu le moindre doute quant à mon identité, je n’aurais pas pris de risque. Cependant, il était bien clair qu’il se fichait complètement de savoir qui j’étais, ce qui n’est pas mon cas.

Je m’apprêtais donc à lui demander son véritable nom, quand un groupe de grossiers personnages mirent un terme à la partie en provoquant l’excentrique. Intriguée, j’examinais les étrangers avec dégout et fascination. On les croirait sortis d’un film de yakuza. L’un avait un air sévère et déterminé, les autres encadraient leur boss et regardaient mon adversaire avec mépris. Je devais avouer qu’ils étaient assez comiques. L’excentrique les provoqua avec une réplique qui me donna la nausée.

Quelques secondes plus tard, le premier larbin se jeta sur lui, mais le jeune homme l’évita à deux reprises avec grâce pour ensuite le rendre chaos pas un coup de talon sur la poitrine. Je ne pus retenir un léger sifflement d’admiration. Cependant, quand sa victime s’abattit sur mon garde, la moutarde me monta au nez. Indigné, Jabber commença par lui morde la cuisse puis, aveuglée par la rage, j’entrepris de lui brûler le postérieur. Le larbin fit un bond de deux mètre avant de partir le premier sans attendre ses camarades. Je ne savais pas ce qui se tramait, mais je m’étais  bien divertie. Je me mis à rire seule de ce jeune homme.

Ma petite séance détente fut interrompue par l’excentrique qui éternua et envoya voler les deux autres adversaires. Assez surprise, je regardais avec étonnement ce drôle de personnage. Il s’était immédiatement excusé pour cette petite perturbation. Je me ressaisis et lui répondis calmement :

- Il n’y a pas de mal.

Le calme commençait peu à peu à s’installer quand un bruit de vaisselle cassée se fit entendre. Je me retournai pour voir le fautif et me rendis compte que j’avais totalement oublié la présence de la petite Jazz. Celle-ci s’excusa et se pencha pour ramasser les débris. Je l’observai attentivement, et remarquai que ses doigts tremblaient.  Craignant la catastrophe, je me penchai en avant pour l’aider quand une femme fit son apparition. Je me tournai pour examiner la nouvelle venue. « A non, pas elle ! ». Je fus parcourue d’un haut le cœur à l’approche de cette créature sans cœur et sans pitié. Prenant mon courage à deux main, je me dressais entre Jazz et elle et lui dit et me forçant d’être respectueuse :

- Quel bon vent vous amène chère comtesse.

La comtesse de fanfaron me regarda de son air glacial avant d’examiner les autres membres de l’assemblée. Comme à son habitude, elle portait une robe rose bonbon pleine de froufrous et de fanfreluches qui lui donnait un air de bonbon à la guimauve. Son imposable carrure lui permettait de dominer tout le monde avec aisance et mépris. Toujours fidèle à elle-même, sa grosse tête ronde était surmontée d’un chignon qui lui donnait des allures de choux à la crème et, bien sûr, une vache ne se déplace jamais sans sa cloche prénommée Jacques. La vermine était postée sur son épaule et regardait Jabber d’un air hautain. Bien entendu, mon nounours ne s’est pas laissé faire et se mit à grogner. Aussitôt l’affreux poussa un cri de terreur et la comtesse indignée, s’écria :

- Bonjour Juliette, je vois que tu ne t’es pas débarrassée de ce monstre. Regarde, il fait peur à mon perroquet.

Je ne pus que capituler et demander à Jabber de se calmer en lui caressant la tête au passage pour le féliciter. Je la regardai, craignant son redoutable cris capable de sonner toute l’assemblée et m’excusai avec l’attitude d’une enfant face à un adulte lui faisant une remontrance.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Chi E. Ieyasu
♦ Harlequin ♦
† The Night's Madness †
Messages : 543
Date d'inscription : 25/12/2012
Localisation : Rainbow Waterfalls...
MessageSujet: Re: Remue ménage à Carnival Town [PV: Chi et Jazz]   Sam 30 Nov - 16:09

- Il n’y a pas de mal.

L'harlequin haussa les épaules, signe qu'il ne disait cela que par pure et simple politesse. Malgré tout les défauts que le dirigeant des Diamonds cumulait, si il avait toujours eu une qualité, c'était le respect, et par extension la politesse. Il n'y a pas de mal ? Pour elles trois, oui. La bande de dégénérés avait en revanche eu mal, mais cela, Chi n'y pouvait rien. Comment pouvait-elle deviner qu'en éternuant, son pouvoir aléatoire sur le vent se manifesterait, hm ? C'était tout simplement impossible à savoir, et encore plus par elle. Cependant, ce fut autre chose qui attirera son attention... Des gestes paniqués, un visage paniqué, des yeux paniqué...

Cette attitude était pour le moins... Etrange. La White Card, inutile d'être devin pour reconnaître cet uniforme blanc propre aux suppôts du Joker, était plus que paniquée et regardait dans tous les sens, scrutant les alentours, comme alertée par... Par quoi, d'ailleurs ? En tout cas, nul doute que sa panique ne passait pas du tout inaperçue, c'était le cas de le dire. Jazz l'était d'ailleurs encore moins lorsque, en se retournant pour la... neuvième ou dixième fois ? Oh, qu'importe. En se retournant pour la énième fois, la Blanche percuta une pile d'assiettes qui alla tomber avec fracas à même le sol.

Elle s'excusa aussitôt pour ramasser avec précaution les débris de verre, malgré les tremblements qu'agitaient ses mains. Contrairement à Rosie qui se jeta à côté de la Blanche pour l'aider, Chi finit son dessert calmement sans réagir. Puis... Une femme fit son apparition. Une comtesse, qui était parmi les Hearts, et que l'Harlequin avait un mal fou à ne serait-ce l'encadrer. Question de principe, il n'aimait pas les personnes superficielles et physiquement extravagantes, et cette comtesse de pacotille atteignait des sommets dans ces domaines. Mais encore une fois... Chi ne réagit pas. Comme si un mécanisme s'activait dans son esprit. Comme si elle n'arrivait tout simplement pas à réagir, paralysée on-ne-sait comment. De peur ? De quoi ?

Rosie, quant à elle, se dressa de toute sa hauteur et se positionna entre Jazz et la comtesse de pacotille, pour ensuite employer la fameuse courtoisie pareille à la société victorienne qui collait à la peau des Hearts.


- Quel bon vent vous amène chère comtesse ?

Le regard glacial de la comtesse fut la seule réponse. Elle jeta un regard sur l'assemblée, qui la regardait avec crainte, à son plus grand plaisir. Sauf sur Chi, qui l'ignorait si royalement que c'était à se demander si elle avait remarqué l'entrée superficiellement superficielle de cette Heart de canard laqué pas frais. La comtesse s'apprêta à interpeller Chi, mais un grognement la fit revenir sur Rosie. Le regard hautain et méprisant du perroquet fut accueilli par... Un grognement de Jabber, qui n'allait visiblement pas se soumettre à une volaille vide de cervelle. Preuve en est, il cria, et Chi dut se retenir à très grandes peines de ne pas le noyer dans une boule d'eau. Dieu, vous comprenez pourquoi elle détestait à ce point ces fichus Hearts ?! Les hystériques ! Heureusement, tous ne l'étaient pas, oui, heureusement !

Mais pas cette fichue comtesse de porc enrobée de crème mal fouettée. Parfois, Chi se demandait pourquoi elle connaissait autant de monde sur Circus, elle serait largement épargnée de... Quasiment tous les Hearts qu'elle avait eu le malheur de croiser, pour des raisons aussi diverses que variées. Dont la première en liste cette indignation minable qu'ils avaient. Et que cette fichtre de comtesse eut, en s'écriant à Rosie


- Bonjour Juliette, je vois que tu ne t’es pas débarrassée de ce monstre. Regarde, il fait peur à mon perroquet.

Ainsi donc, Chi se trouvait bien en face d'une Hearts prénommée Juliette ? Juliette... Il n'y en avait pas trente six mille parmi les Hearts - non, juste un million à peu près -, mais au moins, la comtesse stupide lui avait donné le groupe auquel Rosie appartenait. C'était plutôt un bon début... Par contre, l'attitude de soumise de Juliette lui faisait comprendre une chose, cette comtesse avait beau n'être qu'une autruche rose adorant la crème fouettée, elle devait avoir un sacré pouvoir. Et aller, bim...

- Quant à toi, ne fais pas semblant de m'ignorer. ... Oh ! Regardes-moi !

Rien à faire, l'Harlequin resta de marbre, tandis que Miss Greluche cherchait mille et une fois d'attirer l'attention de Chi, dont aucune ne réussit. Elle s'approcha donc de la table ou était assise notre Diamond, et s'apprêta à poser brutalement ses mains sur la table, mais à ce moment-là, Chi sembla émerger de son inexplicable paralysie, et son regard vide, son visage dénué d'une quelconque expression, ne présageait absolument rien de bon. Chi se rapprocha de la comtesse, et sans aucune gêne, la força à reculer en appuyant assez fortement ses mains sur les épaules superficielle de la Heart à la crème. Plus rien n'était lisible sur son visage inexpressif et ses yeux vides. La comtesse, elle, bouillonnait de colère d'être ainsi traitée, et rabroua l'Harlequin d'une voix mortellement glaciale.

- Depuis quand une créature de ton espèce pose ses mains sur ma parfaite robe ? Excuses-toi !

La voix qui s'adressa en retour à la comtesse était encore plus glaciale. Inutile de le nier, Chi n'était plus du tout la même. Comme si la présence de la jeune femme la changeait. En fait, nul ne pouvait savoir pourquoi Chi changeait à ce moment précis... Mais sa voix, aucun doute, était mortelle.

- Apprenez à vouvoyer et peut-être que j'aurais l'immense bonté de m'excuser... Chère Comtesse...

Les deux protagonistes se regardaient, puis, sans aucune explication, Chi se baissa légèrement pour s'asseoir sommairement sur le rebord de la table. Quant à la comtesse... Elle semblait à deux doigts d'hurler sa soit-disante perfection, mais l'Harlequin se fichait de nouveau d'elle et posa un regard, non plus vide, mais son regard nonchalant habituel, sur la Blanche et Rosie.

_________________
<- La Nuit, ou l'Être en perpétuel changement ->
Revenir en haut Aller en bas
http://land-of-circus.forumactif.org
avatar
Jazz Zebraski
☼Queen of Frost ☼
Messages : 404
Date d'inscription : 25/12/2012
Age : 22
Localisation : Carnival Town
MessageSujet: Re: Remue ménage à Carnival Town [PV: Chi et Jazz]   Sam 30 Nov - 16:54

Elle avait peur. Très peur. Trop peur.

Sa main, tendue vers le sol où gisait encore les morceaux de vaisselle brisée, était restée en suspens à mi-chemin, sa main tremblant comme une feuille malmenée par un vent hivernal. Ses yeux écarquillés ne semblaient plus rien voir. Ils étaient eux aussi figés dans un masque de frayeur absolue, de terreur sans fin. Jazz ne voyait plus, n'entendait, ne sentait plus, ne pensait plus. Il n'y avait que la peur, atroce et étouffante qui l'attrapait à la gorge, menaçant de l'étrangler, et faisait battre son coeur à une vitesse folle. La fillette se sentait comme un oisillon faisant face aux crocs acérés d'un loup.

Un tremblement plus violent que les autres, fit percuter son doigt contre le tranchant d'un morceau de vaisselle. Une perle sanglante se forma sur sa coupure avant de se déformer pour s'écouler en larme le long de son doigt. La vue du rouge si vif contre le blanc immaculé de sa peau la secoua et elle réussit à tourner la tête en direction des voix qui retentissaient derrière elle.

- Depuis quand une créature de ton espèce pose ses mains sur ma parfaite robe ? Excuses-toi !

La femme qui venait de crier était en tout point l'incarnation d'un cauchemar. Rose de la tête au pied, elle aurait put faire s'évanouir n'importe qui rien qu'en se mettant devant eux. Jazz n'aurait pas manqué d'en faire autant si son regard n'avait été attiré par une silhouette lointaine.De l'autre côté de la rue, par delà la masse de touriste qui se mouvait comme un seul être sur l'axe pavé, un jeune homme se tenait adossé contre un mur.

Une abysse s'ouvrit et la fillette y tomba.

Ses yeux gris écarquillés et distants ne pouvait se détacher du jeune homme. Oubliée la foule, oubliée la dame Rose, oubliée Juliette et l'Harlequin. Il n'y avait que cette figure masculine, vêtue d'un costume noir à deux rangée de boutons d'argent, une main gantée de blanc posée légèrement posé sur le bord de son haut de forme. Noir comme le crime. Quelques mèches d'argent encadraient un visage aux traits fins. Pâle comme la Mort. Toute la partie supérieure du visage de l'homme était caché dans l'ombre de son couvre-chef. Seul son sourire était visible. Extatique. Glaçant. Terrifiant.

Si la terreur avait un nom, ce devait être le sien.

- Nightmare. souffla la fillette.

Comme si la scène avait été au ralentie, la foule se referma cachant le mur à la vue de Jazz. Lorsqu'elle put à nouveau voir l'emplacement où était le jeune homme, il avait disparue.

Retrouvant soudainement sa mobilité, elle se mit debout et ouvrit avec empressement son parapluie avant de s'élancer à toute allure de l'autre côté de la rue.

Elle avait peur mais elle devait l'arrêter. A tout prix.

Spoiler:
 

_________________

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Lady Juliette
Red Princess
L'avare Narcissique
Messages : 144
Date d'inscription : 29/12/2012
Age : 22
Localisation : Dans ma demeure
MessageSujet: Re: Remue ménage à Carnival Town [PV: Chi et Jazz]   Ven 24 Jan - 21:36

C'est incroyable la façon que ce monstre a de plomber l'atmosphère. J'étais cloué sur place, à prier en silence pour qu'elle ne révèle pas mon identité et à espérer qu'elle se s'éclipse vite pour une raison x ou y. Cependant, mes quelconques incantations vaudou furent vaines. Elle avait manifestement décidé de camper ici tout en se délectant de la peur qu'elle inspirait sur son passage. Entre nous, elle n'est pas si importante que cela, ses seuls atouts étant son pouvoir et ses relations (surtout avec ma mère). Cependant, elle ne tarda pas à remarquer dans toute cette foule aux abois, se trouvait un rebelle : l'excentrique. Quel idiot celui-là ! Comment pouvait-il ignorer ainsi une créature aussi abominable. Je suis même prête à parier que même en présence de yéti des neiges, il trouverait à s'ennuyer.

La vielle peau fut tellement contrariée qu'elle se jeta sur lui tel un vautour sur de la charogne :

- Quant à toi, ne fais pas semblant de m'ignorer. ... Oh ! Regardes-moi !

Ces quelques mots aurait même fait réagir les idiots, cependant, l'excentrique était toujours perdu dans le vague, à contempler un univers que seul les nonchalants dans son genre peuvent voir. C'est à ce moment que tout arriva. La vieille peau s'approcha de lui dans le but de le réveiller quand tout à coup, le jeune homme se redressa. Il avança de quelques pas et la saisit par les épaules pour la faire reculer. Le visage de la comtesse devint écarlate. Je sentis sa température corporelle augmenter. Désespérée, je tentai de faire diminuer cette chaleur à l'aider de ma maîtrise du feu. Je réussis à la canaliser un peu, mais ce ne fut pas suffisant :

- Depuis quand une créature de ton espèce pose ses mains sur ma parfaite robe ? Excuses-toi !

Ces quelques mots aurait dû le calmer, mais cet idiot était devenu complètement fou. Moi qui le croyais imprévisible... Là, il avait atteint le nirvana :

- Apprenez à vouvoyer et peut-être que j'aurais l'immense bonté de m'excuser... Chère Comtesse...

Ce fut d'abord les chutes du Niagara. Sa température corporelle diminua en une fraction de seconde sous le coup de l'étonnement. Ensuite vint l'apocalypse, la comtesse devint brûlante. Mes pouvoirs ne pouvaient maîtriser un tel emportement. Elle ouvrit la bouche pour crier quand, en désespoir de cause, je bondis dans son champ de vision et lui ordonna de s'arrêter, comme on ordonne à un esclave de travailler. Il y eut d'abord la phase de choc. Je profitai de cette minute pour m'exclamer :

- Il serait plus raisonnable de ne pas créer de conflits en zone neutre et étant donné votre rang, il serait ridicule de vous abaisser à une telle pratique.

Cette réplique l'énerva quelque peu. Mais lorsqu'elle remarqua qu'elle s'adressait à sa future reine. La comtesse ravala sa frustration, vaincue par mon autorité. Traumatisée, la grosse dame se remit en route pour de nouvelles embrouilles tout en marmonnant dans sa barbe. Après une longue phase d'ahurissement, je me ressaisis et saisit Jabber dans mes bras en lui craint :

- j’ai réussi !!!!!!

Mon gros nounours, tout aussi content de son départ me lécha joyeusement le visage tout en jappant de bonheur. Nous étions plongés dans une grande cérémonie festive qui ne pouvait être perçue que par nous-mêmes, lorsque Fantômette murmura un nom. Elle paraissait tout aussi terrorisée qu’avant l’arrivée de la vieille chouette. Elle s’était coupé le doigt mais n’y prêtait aucune attention. Les yeux fixés vers l’horizon, elle se mit à se mouvoir. Si je n’avais pas perçu dans son regard que quelque chose n’allait pas, je me serais indignée de son impolitesse. Je ne pouvais cependant la laisser partir dans son état.
Je m’emparai donc de sa main avant qu’elle ne parte et lui dit :

- Je ne sais pas ce qu’il ne va pas, mais je ne peux te laisser partir avec une aussi grande entaille.

Quelques secondes plus tard, un mouchoir à la main, je me mis à façonner un pansement rudimentaire. Il n’était certes pas très beau, mais assez efficace. Une fois ceci fait, je lui dis :

-Et voilà ! Maintenant, pourrais-tu me dire ce qu’il se passe ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Chi E. Ieyasu
♦ Harlequin ♦
† The Night's Madness †
Messages : 543
Date d'inscription : 25/12/2012
Localisation : Rainbow Waterfalls...
MessageSujet: Re: Remue ménage à Carnival Town [PV: Chi et Jazz]   Dim 9 Mar - 13:23

-" Il serait plus raisonnable de ne pas créer de conflits en zone neutre et étant donné votre rang, il serait ridicule de vous abaisser à une telle pratique. "

La nonchalance au visage, Chi pencha sa tête de côté. Elle rêvait ou bien Rosie essayait de lui sauver la mise ? Mais elle avait peur de quoi, ce n'était qu'une crème glacée mal meringuée qui l'avait perturbé dans ses méditations profondes et intérieures. Etrangement, Miss Meringue Bousillée ravala les paroles qui lui ravageaient la face et partit dans une autre direction pour effrayer d'autres personnes. Ah, au moins Rosie avait un minimum d'influence, ce n'était pas plus mal. Mais alors, cela signifierait qu'elle est une Heart, forcément. Qui exactement... Hm... Son visage lui était familier... Lors du cri de victoire de cette dernière, Chi hocha les épaules. Il se fichait éperdument de cette Rosie Fuchsia, de toutes évidences.

Alors que l'espèce de bavoir dégoulinant lécha le visage de la dénommée Juliette, et cassait en passant les oreilles du Nonchalant de jappements heureux - en plus. Quel insolent... -, il préféra les laisser dans leur victoire factice et se concentrer sur la Blanche. Qui était toujours autant transie de peur, et, après avoir prononcé un mot et ouvert son parapluie, s'élança à toute vitesse vers la sortie. Voulut s'élancer, plus exactement, c'était sans compter sur les grands efforts de bonnes volontés de Rosie Fuchsia qui trouvait qu'une entaille minime ressemblait à une petite entaille. Les yeux perdus dans le vague, Chi n'écouta pas leur conversation, plongé comme il était dans ses pensées. N'avait-il pas déjà conclu que la Heart Fuchsia était une Heart... ? Après s'être ressaisi de sa pensée totalement et purement existentielle, en vint une autre qui était encore plus importante. N'avait-il pas cherché un groupe en particulier à taquiner un peu ?


-" Et voilà ! Maintenant, pourrais-tu me dire ce qu’il se passe ? "

L'interpellée profita de sa libération des griffes doucereuse et médicales de Rosie Fuchsia pour s'échapper et reprendre sa course. Vérifiant son kimono violet, l'Harlequin se leva entièrement à son tour et se lança à sa poursuite, suivi de près par la Heart. Enfin, il s'élança... Il la poursuivit, plutôt. Peut-être qu'un heureux événement allait se produire et qu'il pourra en conséquence se divertir quelque peu. Alors qu'il se dirigea vers Jazz, il remarqua que cette dernière s'était arrêtée, aussi il se mit à marcher. Les événements se déroulèrent dès lors assez rapidement. Tout d'abord, il se rappela que la Blanche avait nommé le garçon au regard qui se voulait psychopathe Nightmare. Chi fit sans attendre la liaison avec le Nightmare, connu de tous les habitants de Circus. Quant aux dirigeants, ils avaient plutôt intérêt à connaître cet événement, question diplomatique.

Le deuxième événement fut quand, pour une raison qui lui échappa totalement tant il s'en fichait complètement, Jazz se mit à chanceler. C'était un nonchalant, certes, mais il n'ignorerait jamais les règles de courtoisie. Et il n'allait pas la laisser s'écraser au sol. Il ne fit qu'avancer plus rapidement et la retenir dans ses bras le temps qu'elle revienne à elle et se sente d'attaque pour affronter la réalité de la vie, être debout. Et c'est là que le troisième événement survint, qui fut pour l'Harlequin LE moment le plus important de la journée. Il sentait une perturbation dans la brise et, comme le maître qu'il était, se retourna instinctivement. Pour voir un gant de boxe rouge flottait dans les airs. Le fait que ce dernier ne soit pas rattaché à un quelconque corps ou autre n'atteignit même pas le cerveau sélectif de Chi. Ce qui l'attira, et l'indigna aussi soit dit en passant, ce fut la couleur. C'était du rouge, du rouge, du rouge quoi ! Mais quel manque d'originalité, franchement !

La Blanche décida à ce moment précis qu'elle pouvait être debout sans aide, flottant au-dessus du sol. Et le gant de boxe rouge disparut , ce qui fit naître un sourire lumineux sur la face de Chi, un sourire sur une face nonchalante, un sourire plein de vie et de détermination qui était très rare sur la face de Chi. Pour cause, seuls Dormouse et Humpty-Dumpty l'avaient vu sourire, de façon aussi spontanée et impromptu que rare. Quatrième événement qui arriva d'un coup, comme cela, SBAAAF ! Le gant de boxe réapparut devant l'Harlequin – soit derrière sa tête qui regardait l'endroit où le machin d'une couleur horriblement rouge avait disparu – et lui asséna un formidable coup de poing de boxe thaïlandaise qui l'envoya valser plus loin. Avec du sang qui coulait de sa bouche et de son nez. Tout son visage n'avait pas changé, pas même son sourire, si ce n'est qu'il saignait – ah tiens, la joue aussi était un peu entaillée par sa chute ! Nightmare se mit alors à parler. Enfin, à siffler de façon menaçante, plutôt.


-" Ne l'approche pas et ne la touche surtout pas ! "

Cette menace ne parvint même pas au cerveau d'Harlequin, qui était entre jubilation et indignation. Jubilation, parce que... Avouez que c'est classe, comme pouvoir. De faire apparaître ce qu'on veut et de le contrôler à sa guise... Il pouvait gifler ses ingénieurs qui l'agaçaient comme bon lui semblait, alors qu'il ne se l'autorisait jamais ! Il pouvait même gifler à distance les Hearts qui l'irritait avec leur superficialité à la noix de pékan – quoique, c'est bon la noix de pékan –, et leur soit-disant bonnes manières... manipulatrices, plutôt. Il se mit à réfléchir. Le seul problème, c'est que les Hearts qui l'agaçait le plus étaient les nobles et les dirigeants. Excepté la Red Queen, parce que couper des têtes, avouez que c'est classe. Bon, le seul soucis, c'est que s'il faisait cela, alors une guerre éclaterait entre Diamonds et Hearts, fait inévitable. Si les Hearts sont en guerre, les Spades n'en louperont pas une et se joindront à la partie. Ce qui signifie par extension que les Clubs aideront les Spades et les Diamonds, et entreront indirectement en guerre. Wouah... Ce serait classe de créer ainsi une guerre entre Suits !

Par contre, ce qui n'allait pas du tout, c'était bien la couleur. Du rouge. Du rouge écarlate fuchsia affreux qui faisait honte à la couleur rouge. Cela devait bien plaire à la Heart nommé Juliette, qui n'avait pas trouvé son Roméo. Ou alors son Roméo se nommait Jabber... Un sourire malicieux étira les lèvres de Chi, faisant disparaître son sourire lumineux, et ses yeux devinrent rouge sang. Blague.Pourrie.De.La.Journée.Bonjour... Il ne se souvint même pas qu'il saignait toujours, et qu'il fallait songer à stopper l'hémorragie. Le sang gouttait doucement sur le sol sans que cela ne le gêne outre mesure. C'était un rouge qui était beau, au moins. Pas comme ce rouge fuchsia écarlate absolument immonde. Horriblement immonde. Chi, au moins, aurait fait apparaître un gant jaune. C'est beau le jaune !... Mais en tant que Diamond, c'était prévisible... Il plongea dans ses réflexions, et en vint à la conclusion qu'un gant indigo serait mieux. Mais qu'une seule couleur, ce n'était pas très classe... Oh, un gant jaune, noir, indigo et avec un peu de vert pomme ou de vert amande ! Voilà un peu d'originalité dans ce monde de brutes !

Sur ses pensées, il se dirigea inconsciemment vers Rosie Fuchsia et Blanche Silencieuse, n'ayant absolument pas écouté les avertissements de celui qui le regardait comme un psychopathe. Parfaite, comme un psychopathe. N'importe qui savait qu'un psychopathe avait un minimum d'originalité et de jugeote, ce qui n'était pas le cas de ce gamin. Vu qu'il fit apparaître un marteau rouge qui écrasa Chi au sol, lui faisant cracher du sang en plus de celui qui continuait de ruisseler et de s'écraser sur le sol. Plus de face nonchalante, mais une face glaciale comme la mort, qui ne laissait pas entrevoir l'agacement de celui qui avait littéralement le bas du visage en sang. Et qu'un marteau d'un rouge hideux vienne le clouer au sol. Un marteau rouge. Rouge. Rouge, quoi ! Ses yeux, désormais semblable à deux glaciers dont la pupille restait rouge sang, étaient plissés en une fente meurtrière, et son visage, froidement glacial, faisaient à eux seuls comprendre que Chi n'était plus le même. Deux fois en moins d'une heure, c'était à se demander s'il était lunatique ou... autre chose.

Malade mentalement, plus qu'il ne l'est déjà s'entend ? Du rouge fuchsia... Aucun savoir-vivre, ces jeunes. Il esquissa un geste pour se relever, le marteau ne fit que partir en arrière pour mieux le clouer sur les dalles de pierre de l'avenue. Et lui faire cracher une gerbe de sang. Il tourna sa tête de côté et vit la mini-flaque de sang se former lentement. Tch. Lui, il avait intérêt à ne pas trop l'agacer, sinon une altercation allait avoir lieu en plein territoire neutre. Il esquissa un geste pour desserrer l'emprise du marteau d'une couleur rougeâtre immonde, sans se rendre compte qu'un de ses bras était près de Jazz. Et le marteau le cloua au sol. Ce type était totalement paranoïaque...


-" Ne l'approche pas, je t'ai dit ! ", fulmina-t-il.

-" Prenez-la dans vos bras, si votre possessivité n'arrive pas à se juguler, mon seigneur..., répliqua la voix glaciale de l'Harlequin. Ah, et je vous renvoie vos salutations, Nightmare., rajouta-t-il d'une voix vide.

Non, après mûre réflexion, il n'allait pas prendre le risque d'engendrer une altercation en plein sur le territoire du Joker, en présence d'une White Card et, surtout, avec cent pour cent de chances de finir à l'hôpital des Diamonds. Sa froideur ne le quittant pas, il se plongea dans une profonde méditation, ignorant les picotements de son visage et la douleur de sa côte – sans doute qu'une ou deux devraient être fêlées, il allait devoir vérifier – ainsi que les personnes environnantes, il ferma les yeux. Petit à petit, son visage glacial et ensanglanté se vit teinté d'une douce quiétude.

_________________
<- La Nuit, ou l'Être en perpétuel changement ->
Revenir en haut Aller en bas
http://land-of-circus.forumactif.org
avatar
Jazz Zebraski
☼Queen of Frost ☼
Messages : 404
Date d'inscription : 25/12/2012
Age : 22
Localisation : Carnival Town
MessageSujet: Re: Remue ménage à Carnival Town [PV: Chi et Jazz]   Jeu 13 Mar - 11:03

Jazz n'était qu'à moitié consciente de bandage rudimentaire qui entourait sa coupure. Elle entendit vaguement les paroles de son amie aux cheveux roses mais ne s'attarda pas assez longtemps pour répondre. Toutes ses pensées étaient tournés vers la présence oppressante et pourtant chérie qui s'éloignait. Elle se mit à filer le plus vite possible en direction de l'aura sombre qui l'avait pétrifiée un peu plus tôt. Cela faisait déjà quarante ans qu'elle le cherchait. Quarante ans qu'elle avait quitté la tour sombre. Quarante ans qu'elle arpentait Circus en tant que White Card tout en gardant l'oeil ouvert dans l'espérance d'apercevoir son bien-aimé. Et pour la première fois en quarante ans elle avait une chance de le revoir. Elle ne pouvait pas le laisser s'échapper.

Elle tourna au coin d'une rue et s'arrêta brusquement.

Un jeune homme à la chevelure bleue nuit et au regard bleu électrique se tenait nonchalamment au milieu de la rue, étonnamment vide. Malgré les changements dans son apparence, la fillette le reconnut aussitôt. Son regard grisâtre perdit un peu de sa tristesse lorsqu'il se posa sur le visage souriant du jeune homme.

"Nightmare..." souffla-t-elle, l'émotion faisant trembler sa voix.

Soudainement, la tension des dernières minutes la percuta de plein fouet et elle se sentit chanceler. Tout devint flou alors que des émotions contraires l'envahirent. Elle était folle de joie à l'idée de le revoir et de douleur à l'idée d'avoir été trahie. Elle voulait sauter dans ses bras mais ressentait en même temps une terreur inconnue à l'égard du jeune homme. Elle souhaitait lui parler mais redoutait les paroles qui sortirait de sa bouche...

Un bras la retint, et elle s'empressa de mater le flot d'émotion. Lorsqu'elle reprit pied dans la réalité, la première chose qu'elle vit fut le gant de boxe rouge. Elle s'écarta aussitôt du Diamonds. Son intuition avait été correct puisque le gant de boxe disparut.

" Ne l'approche pas et ne la touche surtout pas ! " siffla Nightmare à l'attention de l'homme en kimono.

Jazz ne put retenir un frisson en entendant le venin dans les mots de Nightmare. Pourtant son regard resta fixé sur le jeune homme sans qu'elle puisse l'en détacher. Elle remarqua que le jeune homme face à elle avait désormais les cheveux blancs et les yeux dorés, effet secondaire de l'utilisation de ses pouvoirs sans aucun doute. De plus il ne portait pas un costume noir mais une chemise blanche et un manteau sombre. Le haut de forme était lui aussi absent...Jazz réalisa alors qu'elle avait vu Nightmare tel qu'il lui était apparu ce jour fatidique où il les avait trahi. Le costume noir n'avait été que le produit de son imagination.

Un éclair de rouge et un bruit de collision violente la ramenèrent au moment présent. Elle se tourna à demi et ouvrit des ronds comme des soucoupes en voyant l'Harlequin étalé par terre à quelques pas de sa petite personne. Le marteau rouge qui flottait au dessus de la tête du Diamonds lui apprit tout ce qu'elle devait savoir sur la situation.

" Ne l'approche pas, je t'ai dit ! " fulmina le jeune homme aux cheveux blancs.

Jazz détacha ses yeux du sang qui coulait des lèvres de l'Harlequin pour former une flaque rouge sur le pavé.

" Prenez-la dans vos bras, si votre possessivité n'arrive pas à se juguler, mon seigneur...", répliqua la voix glaciale de l'Harlequin. "Ah, et je vous renvoie vos salutations, Nightmare.", rajouta-t-il d'une voix vide.

Les mots glacèrent le sang de Jazz n'ont par leur hostilité mais plutôt par le nom employé. Elle s'empressa de s'approcher de ses deux compagnons tout en maintenant une distance respectable pour ne pas envenimer les choses.

"Vous ne pouvez pas l'appeler Nightmare." leur dit-elle, l'urgence donnant de la force à sa voix. "Il faut l'appeler Alastyn."

Elle reporta ensuite son attention vers Nightmare dont le sourire avait disparu. Son regard meurtrier était fixé sur la figure silencieuse de l'Harlequin. Jazz s'approcha de son ami d'enfance, restant sur ses gardes.

"Night." souffla-t-elle dans l'espoir de capter l'attention du jeune homme.

L'effet fut immédiat. Les yeux d'or se posèrent sur elle et l'habituel sourire moquer reparut. Malgré l'aspect cynique du sourire, Jazz y vit un rien de plaisir ou peut-être était-ce simplement son imagination...

"Jazz. Dis-moi, tu m'en veux?" demanda le jeune homme d'une voix aussi douce que la Mort. "Tu t'es toujours bien entendu avec le vieil homme, alors tu m'en veux d'avoir ruiné son oeuvre." son sourire s'agrandit révélant sa grande satisfaction d'avoir causé un tel chaos.

La jeune fille aurait voulu répondre mais une boule s'était installé dans sa gorge l’empêchant de formuler les mots qu'elle avait espérer lui dire pendant quarante longues années.

"Je suis venu te chercher." annonça-t-il brusquement. "C'est ennuyeux d'être seul, tu sais."

Un lilas mauve apparut dans la main du jeune homme et il le tendit à Jazz. La fillette prit délicatement la fleur et appela ses souvenirs du langage des fleurs. Le lilas mauve...Mon coeur t'appartient. M'aimes-tu encore? Un sourire triste apparut sur ses lèvres et elle hocha la tête.

L'humeur de Nightmare fit alors un virage à 180°. Ses cheveux et ses yeux reprirent leurs teintes bleutées et c'est avec calme et bonne humeur qu'il considéra l'homme à terre et la jeune Hearts.

"Faisons un jeu voulez-vous." leur dit-il plaisamment. "Nous jouerons aux énigmes. Vous me poserez trois énigmes et je ferais de même. Celui qui donne le plus de bonnes réponses gagne. En ce qui concerne les récompenses..."

Il marqua une pause et darda un regard maléfique sur ses adversaires.

"En ce qui concerne les récompenses, si je gagne je prends Jazz avec moi et Circus sera détruit comme je le voulais. Si vous gagnez je me plierai à la volonté de Jazz et arrêterai mes destructions. Et je resterai en tant que White Card comme le voulait le vieux. Je vous laisse commencer..."

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Remue ménage à Carnival Town [PV: Chi et Jazz]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Remue ménage à Carnival Town [PV: Chi et Jazz]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Tarte de ménage au corin de prunes
» Ménage de printemps 2011
» [Libre]Nobunaga est mort! [Big Town, Rang B, Chasseurs de Prime, Assassinat]
» [Fiche d'île] Logue Town
» 2nd Training of Nuage de Plume [ pêche & nage ]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Circus :: Land of the Joker :: Carnival Town :: Bar et Restaurants-